Respirez!
Non pas s'enfuir ni vraiment partir mais aller pêcher sans ligne, sucer des glaces à l'eau à l'heure où les chats deviennent gris ...
Marie-Anne Lorge
– c'est d'ailleurs à ce moment-là que nos décideurs gravent dans le marbre les mesures les plus dommageables –, écrire des lettres dans des bouteilles, s'habiller comme une framboise, courir au fond du jardin comme si c'était une garrigue, s'asseoir sur un banc surtout s'il n'est pas de sable, ne pas forcément fermer les volets mais éteindre la radio pour mieux entendre la lumière dans les bras du vent, suivre de l'index l'oiseau majeur et battre de l'aile imaginaire.
Ne pas partir mais aller où ça sent bon. Surtout la terre d'après la pluie.
Ne pas se sauver mais prendre quand même l'escampe(tte) et soulever du pied la poussière qui est peut-être du rêve en poudre.
Ne pas s'enfuir mais filer vers le paysage des hommes, les yeux couleur d'huître, ronds comme des tambours.
A pied ou à trottinette, l'été, c'est du fil à découdre… nos camisoles.


Postez votre commentaire