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Editorial: Cette France-là

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En quelques mois, pour des raisonsbassement politiques, les dirigeants actuels de notre voisin, la France, ont fait de leur pays une tache de honte sur la carte universelledes droits humains.


 
Jean Portante 

À tel point que même le pape s'en est ému.
Pour remettre à flot un président qui, si les Français votaient aujourd'hui, serait largement battu par tous les ténors de l'oppositionsocialiste, les conseillers de l'Élysée n'ont trouvé d'autre parade que d'aller brouterintensément sur les terres de l'intolérance.
Et de brandir deux menaces dignes de ces temps où appartenir à un peuple était suffisant pour être envoyé dans un camp de la mort:la stigmatisation d'un peuple, en l'occurrence des Roms, et la déchéance de la nationalité française.
Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte sécurité, thématique magique etrécurrente pour la droite quand il s'agit deremonter la pente de l'impopularité.
Car impopularité il y a, en France, pour le président. Et elle est criante. Mais pas parce que le pays serait envahi par des hordes sauvages ou parce que la criminalité aurait augmenté.
Si les formules de Sarkozy ne font plus recette, c'est tout simplement parce que la politique qu'il mène est fondée sur une attaque frontale contre les salariés, alors qu'aux grosses fortunes il continue d'offrir des cadeaux fiscaux.
La recette, alors, pour dévier la colèrepopulaire, est classique et toute trouvée: chasse aux Roms.
Ce faisant, c'est à une communauté toutentière qu'on s'en prend, qu'on transformeen bouc émissaire, qu'on expose à la vindicte. Cela veut dire qu'appartenir à une communauté est en soi un crime.
Or, s'il y a des criminels roms, et sans douteil y en a, qu'on les arrête, il existe des lois pour ça, comme on arrêterait n'importe quelcriminel français, juif, musulman ou chrétien.
La nationalité, la religion n'ont rien à voir avec les pulsions criminelles.
À moins qu'on dise, et on est alors dans lespires thèses racistes défendues aux époques les plus lugubres de l'histoire, qu'un peupleest plus enclin au crime qu'un autre.
Quant à la menace de la déchéance de lanationalité française, elle s'inscrit dans la même logique, mais est autrement sournoise, puisqu'elle fait une distinction entre les«vrais» Français et ceux qui le sont devenus à un certain moment, alors que, la Constitutiongarantit l'égalité de tous les Français,indépendamment de leur origine.
Il y aurait donc deux sortes de Français,ceux de souche (sans qu'on dise oùcommence cette souche) et des sous-Français qui n'auraient qu'à se tenir à carreau.
Tout cela sent mauvais, très mauvais.
D'autant plus mauvais qu'il ne s'agit, en finde compte, que de reconquérir, en vue de la présidentielle de 2012, un électorat de droite musclée flirtant de plus en plus avec le fond de commerce de l'extrême droite.
Car les sondages, en France, montrentégalement cela: quand Sarkozy tape sur les étrangers, une majorité de Français applaudit.
Et le président et ses serviables acolytes de moquer tous ceux qui se rebiffent contrel'intolérance, les accusant de ne pas être en phase avec l'opinion publique.
Non, cette France-là, je ne l'aime pas. 

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Kei sur 2012-02-21 18:08:03
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fabre dit :Bonjourpourquoi toouujrs taxer les idees opposees d'irresponsables ou d'irrealistes ? Pourquoi ne pas assumer un veritable projet politique, le projet liberal ? Et avoir un debat sur les idees, que chacun puisse choisir en connaissance de cause. Vous parlez de peurs, monsieur Madelin. Personnellement,je n'ai pas peur. Simplement, je reflechis, comme vous, et je me positionne par rapport a une analyse du monde, a des valeurs, a des aspirations, et je vois que je ne veux pas d'une societe liberale. Je suis pour un controle de l'economie par le peuple. Chaque fois qu'on le realise, dans un contexte democratique bien-sur, cela me convient parfaitement, car c'est juste. Voila. Donc, arretons les T.I.N.A et les proces en demagogie, soyons intellectuellement honnetes et adultes. Considerez les projets des autres sans mepris, regardez les en face, repondez-y avec des contre propostions, et laissez les gens se positionner sans leur faire peur en leur disant que c'est impossible et irresponsable. Ce sont des arguments faibles, et pour le coup, anti democratiques.Merci !Jeremie Fabre (14500)
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