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Des quotas... ou pas

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image La parité hommes-femmes dans la vie publique et politique était au programme du dernier débat de la Chambre des députés (Photo: Pierre Matgé)

L'élimination des discriminations envers les femmes dans la vie politique et publique du pays débattue.

Sébastien Meinbach

La journée internationale de la Femme est traditionnellement le moment de mettre en lumière les avancées du combat pour l'égalité homme-femme, mais aussi de mettre le doigt où ça fait mal. Et malgré un long chemin parcouru pour une égalité dans la loi, les faits sont encore loin de la parité.

Il suffit de se pencher sur la représentation politique: 20% de femmes sont députées et 30% sont élues dans les communes. Dès lors, suite à une demande de Viviane Loschetter (déi gréng), et au dépôt d'une proposition de loi pour instaurer la parité des listes électorales, la Chambre s'est penchée sur le sujet. Occasion pour chaque parti de prendre position sur les quotas.

«Il est triste qu'il faille encore aujourd'hui nous battre pour cet objectif, déplore Viviane Loschetter. Tout le monde est d'accord sur l'égalité, il faut se donner les moyens». Les Verts (qui appliquent la parité de liste) sont d'avis que seule une politique volontariste pourra mener à une représentation équilibrée et plaident donc pour l'introduction des quotas dans la loi.
Mesure qui ne recueille pas de fort soutien dans l'opposition si ce n'est du côté d'André Hoffmann et de Déi Lénk. Lydie Polfer (DP) rejette ainsi des quotas jugés inefficaces, «sauf si les listes étaient bloquées, mais alors le choix de l'ordre de liste n'appartiendrait plus aux électeurs, mais aux partis», tandis que Fernand Kartheiser (ADR) souligne que les quotas «promeuvent la médiocrité et apportent plus de discrimination».

Rôle des partis

Du côté de la majorité, l'idée est prise timidement. Si le LSAP n'est pas vraiment sur la ligne des quotas, certains membres sont plus tranchés. Lydie Err avance ainsi que «si des dispositions volontaires des partis sont une bonne chose, une modification de la loi amènerait davantage de démocratie», Lucien Lux s'étant plutôt concentré dans sur le combat contre les inégalités sociales, qui devrait mener à une meilleure participation politique féminine.

Enfin, le CSV est plutôt d'avis que favoriser la participation des femmes est une responsabilité des partis. «Le CSV applique lui même un quota de 30% qui permet d'atteindre de bons résultats, sans exigence externe» précise Jean-Paul Schaaf. La ministre de l'Égalité des chances, Françoise Hetto-Gaasch a aussi rappelé que d'autres solutions, dont la sensibilisation et les incitations financières, existaient. «Il faut utiliser une combinaison de ces instruments que nous évalueront d'ici 2014. Si aucune amélioration n'est constatée, on pourra reparler des quotas». 

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