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Rémunération des bénévoles

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image Pendant les heures de bureau, le système manque de disponibilité pour les ambulances, raison pour laquelle le ministre compétent axe notamment sa réforme sur la semi-professionnalisation

Le ministre de l'Intérieur entend «faire un lit dans lequel chacun se sent bien». Mais pas question de s'endormir!


Olivier Tasch

Jean-Marie Halsdorf avait lancé les consultations en octobre dernier. Les doléances des uns et des autres ont été entendues, avec pour objectif une meilleure coordination entre la Protex (protection civile) et les pompiers.
Mais le ministre, qui a pris la réforme à bras-le-corps, ne veut pas entrer dans trop de détails techniques et il s'en tient à des exemples emblématiques simples compréhensibles de tous. Ainsi, il s'engage à ce que chaque citoyen puisse être pris en charge pour une défibrillation ou une oxygénothérapie dans les dix minutes suivant un appel d'urgence. Pour ce qui est du bilan intermédiaire du collège d'experts consultants, c'est «intermédiaire» qui compte et implique que «tout reste ouvert». Néanmoins, les grandes lignes sont connues.
Le bénévolat a encore de beaux jours devant lui. Le ministre plaide d'ailleurs pour un «salaire», plutôt qu'«une reconnaissance financière», pour les bénévoles à condition toutefois qu'ils suivent une formation continue. Laquelle leur permettra par ailleurs de prendre du galon. Aucun chiffre n'est arrêté, mais d'aucuns avancent un euro par heure et dix euros pour une intervention en ambulance, «il faudra que j'en discute avec Luc Frieden (ndlr: ministre des Finances) à la rentrée», explique Jean-Marie Halsdorf.
S'il insiste sur le bénévolat et le volontariat, il ne veut pas moins mettre l'accent sur la semi-professionnalisation des équipes. «Le grand problème porte notamment sur les ambulances pendant les heures de travail», souligne le ministre. À cet effet, treize agents ont été engagés en début d'année, une douzaine d'autres sont prévus à l'automne.
Le recrutement de professionnels est aussi considéré comme essentiel pour le commandement des groupements et centres les plus actifs, pour encadrer la formation et pour diriger le 112.

Peu de Précisions

L'organisation des secours sera également revue de fond en comble pour pallier au manque de synergies au niveau opérationnel. Trois types de centres (voir encadré) répartis sur le territoire en fonction des besoins (autoroutes, sites Seveso...) seront mis en place alors que deux bases nationales serviront au stockage du matériel.
L'une se situe déjà à Lintgen, l'autre devrait être créée au rond-point Gluck à Luxembourg. Le gros morceau reste toutefois à venir mais le ministre se montre pourtant peu bavard parce que, une fois encore, «tout reste ouvert». Les discussions porteront sur le cadre juridique, le financement, le statut du personnel, le découpage des secteurs d'intervention ainsi que l'analyse et la couverture des risques. Il espère que le «Plan national services de secours» pourra être déposé à la Chambre en 2012. Lequel devrait être adopté d'ici 2014.
Le ministre penche en faveur de la création d'un établissement public pour chapeauter le dispositif avec un conseil d'administration composé de représentants de l'État et des communes. 

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