Balle de match
Juin, c'est le mois des roses, des premiers festivals de sculptures de sable et de l'allergie (sans forcément y lire une relation de cause à effet).
Marie-Anne Lorge
En juin, quand les uns (se) préparent (à) une traversée du désert (ce, pour le silence, là «où on entend juste les rumeurs de son propre corps»), les autres, ne sachant où ils vont, n'en finissent pas de regarder d'où ils viennent. Pendant ce temps, certains reviennent de très loin (d'une maladie ou d'un échec, rien en tous les cas qui relève d'une géographie).
Il n'empêche, la balle est résolument dans le camp de juin. De l'Euro de foot à Roland-Garros en passant par le golf, plus petite est la balle, plus grand est le faux dédain du gain…
Dans le légendaire bleu du ciel de juin, le jeu qui vaut la chandelle tient aux battements d'ailes. Entre l'hirondelle du crépuscule et le rossignol de la nuit, le papillon badine avec le match du jour.


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