Là-bas
Se sentir bien n'est pas une question d'odeur.
Von Marie-Anne Lorge
C'est savourer le moment où sa tête ne critique pas son corps (ni trop gros ni trop petit ni trop moche). Au quotidien, c'est peu probable, mais là-bas, sur le plateau de l'Ajoie par exemple, c'est possible. Ou ailleurs, pourvu que la maison, bleue ou verte, accrochée ou non à la colline, même pas nécessairement en dur, réponde à deux vœux aussi biologiques que romanesques: protéger et respirer.
Se sentir bien, pour certains, c'est être comme à la maison… alors qu'ils ont dynamité leur bas de laine en vue d'une expédition en pays dogon.
La maison, espace-temps familier et étrange, avec grasses matinées et grenier collecteur, c'est bien autre chose qu'un décor. Et un décor, c'est tout autre chose qu'une rivière où l'on pêche la truite, sans avoir néanmoins l'exotisme d'un bout du monde.
En tous les cas, rentrer chez soi, ce n'est pas de tout repos: ça a un goût d'échec digéré… ou de tuiles à recoller.


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