C'est bête!
Que font les rennes après Noël? Derrière le sourire de la question, il y a – «ce n'est pas tout à fait une raison mais ce n'est pas pour autant sans raison» – que nous ne supportons plus la souffrance faite aux animaux.
Passons sur les vaches ou les poules – même si les résistances se corsent quant à l'abattage industriel (parce que «nous y voyons quelque chose des souffrances que l'Homme impose à l'Homme») –, et oublions les mouches ou les blattes, tous animaux que nous ne consommons pas, mais qu'en est-il de ceux-là, chats ou chiens, dont «l'animalité est de compagnie»?
Hé bien, leur sort serait enviable. Il l'est d'autant que le lien humain s'est dissous ou depuis que nous ne vivons plus ensemble (l'animalité aurait donc changé de visage).
Il n'empêche, des chats et chiens trop encombrants – plus encombrants qu'un seau à sable, une pile de maillots ou un vélo – sont déposés sur le seuil de ma porte. L'été est bien indélicat. Une bête, elle, n'abandonne jamais son maître.
Marie-Anne Lorgé


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