Le Jeudi: Vers quel après-crise? Vers quel après-crise? ================================================================================ Marina on 2009-09-24 17:16:00 La crise consécutive à la chute de Lehman Brothers a été l'occasion d'une introspection, introduit Claude Kremer, le président de l'ALFI. Une introspection en forme de satisfecit: Le secteur des fonds a bien résisté et je reste convaincu que les fonds d'investissement, de par leur nature, restent le meilleur placement pour les épargnants. Mais cela n'empêche pas de se poser des questions quant à la manière d'évoluer. Si la marque Ucits Luxembourg est un label reconnu à l'étranger et si le Luxembourg offre le meilleur cadre pour le développement de l'industrie, des ajustements sont nécessaires. le retour de l'investisseur Des «ajustements» qui devront se faire à deux niveaux: celui de l'investisseur tout d'abord puis celui de la compétitivité de la Place, chantier traditionnel. Des ajustements qui vont donner lieu à cinq initiatives qui seront implémentées dans les deux ans à venir. Mettre l'investisseur au centre du processus – c'est la première initiative –, c'est reconnaître que celui–ci a perdu confiance dans la finance au sens large. Avant la crise, l'offre tirait la demande. Aujourd'hui, il faut s'adapter à la demande des épargnants. Une demande de produits plus simples. Tout n'étant cependant pas simplifiable à l'infini, l'ALFI a décidé d'éduquer les investisseurs. C'est sa première initiative. Cette éducation se fera via une nouvelle version de son site – prévue en janvier 2010 – qui accueillera un «forum de l'investisseur», un lieu dédié à l'information et dont le but est de faire comprendre la finance aux épargnants, ainsi que les tenants et les aboutissants des produits financiers existants. Un guide du consommateur pour que ce dernier retrouve un certain degré de confiance. Toujours dans l'optique de la remise de l'investisseur au centre du processus – c'est la deuxième initiative –, l'ALFI veut accompagner l'évolution réglementaire en participant, directement ou via l'EFAMA, aux débats relatifs à la protection de l'investisseur. Troisième initiative, la promotion de produits plus efficients et mieux adaptés. Ici, on est à la conjonction entre protection de l'investisseur et compétitivité de la Place. L'ALFI souhaite favoriser le développement de produits plus simples et plus efficients en termes de coûts sans pour autant renoncer à toute innovation. Quatrième initiative: le renforcement de la compétitivité de la Place. Renforcement qui passera d'abord, pour Claude Kremer, par le renforcement des infrastructures de place: Il faut standardiser la chaîne de distribution des fonds afin de réaliser des économies d'échelle. L'ALFI souhaite également agir pour attirer les talents de demain. Les programmes universitaires de recherche sont une priorité sur laquelle travaille l'ALFI. L'ALFI souhaite enfin que, profitant d'UCITS IV (lire par ailleurs en page 25), les promoteurs internationaux veuillent rejoignent le Luxembourg avec leurs sociétés de gestion. Dernier point du plan de l'ALFI: le développement de sa présence internationale par la création de bureaux de représentation à l'étranger, au Moyen–Orient et en Asie. Pour faire cela à des coûts raisonnables, l'ALFI va se rapprocher de Luxembourg for Finance et des bureaux de développement économique que le Luxembourg possède à travers le monde. Vaste programme!