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Interprétations divergentes

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L’Observatoire de la compétitivité (ODC) sur le banc des accusés.


Olivier Tasch       



A l’approche de la prochaine réunion tripartite, qui se tiendra le 1er décembre pour être exact, la CSL montre les dents.

Et vitupère face au crédit et à l’importance que l’on accorde au bilan de compétitivité qu’elle estime être un «outil pseudoscientifique pour justifier des choix politiques».

C’est que dans l’édition 2011 du bilan de l’ODC, présentée fin octobre, beaucoup d’indicateurs «ont une composante idéologique», relève Sylvain Hoffmann, directeur adjoint de la CSL.

Il étaye notamment cette affirmation à la lueur du traitement donné à l’inflation. En 2010, celle-ci se situait à 2,3%, donc légèrement au-dessus de la moyenne européenne (2,1%), résultat jugé négatif par l’observatoire.

La CSL rétorque à cet endroit que la croissance économique du pays a été bien plus élevée qu’en Europe et qu’une inflation plus importante n’en est simplement que la conséquence. Pour rester dans le domaine de la connotation idéologique, du côté de la CSL on s’interroge sur le fait de présenter comme positif «un taux d’imposition des revenus des entreprises, voire des personnes physiques aussi faible que possible».

Il s’agit donc d’«affamer la bête» pour reprendre l’économiste Paul Krugmann.

L’Etat ne reçoit pas les moyens financiers nécessaires à ses politiques et est donc obligé de réduire ses dépenses.

Pour la CSL, «considérer une baisse [des impôts] comme positive se situe peut-être dans une logique de concurrence fiscale européenne, mais n’est pas conciliable avec une approche d’équité sociale dans laquelle l’État doit jouer un rôle actif, notamment au niveau de la redistribution».

De plus, l’ODC serait en pleine contradiction, voulant «d’une part, des infrastructures et services publics performants et, d’autre part, des impôts permettant de les financer plus faibles que dans les autres pays européens».

Onze places de mieux!


A l’idéologie vient s’ajouter l’erreur méthodologique. Comment expliquer, d’un côté, le constat d’une forte croissance économique, d’une productivité très élevée, de résultats records du commerce extérieur, d’excédents bruts d’exploitation des entreprises et, de l’autre, l’observation sur base d’indicateurs «peu pertinents» d’une perte de compétitivité depuis 2004 au moins?

Pour la CSL ceci «prouve [...] que les problèmes méthodologiques [...] ne sont pas négligeables et méritent d’être pris au sérieux. L’argument que ces indicateurs sont utilisés au niveau européen n’en est pas un». Leur manque de fiabilité pourrait même inciter la Commission européenne à faire de mauvaises recommandations au Luxembourg.

Si, dans son bilan, l’ODC parle d’une perte de compétitivité du pays, la CSL relève néanmoins, au passage, que le Grand-Duché «se situe toujours à la première place dans la catégorie des performances macroéconomiques[...]. Par ailleurs, le Luxembourg a gagné onze places dans la catégorie productivité et coûts par rapport à l’année passée».

La Chambre des salariés souligne enfin que «l’analyse sur une seule année, qui plus est, avec des comptes partiels et provisoires, ne peut donner qu’une vision souvent erronée et une visibilité nulle sur la tendance de fond, qui est finalement l’élément d’importance».

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tafseer ahalm sur 2011-12-05 19:30:57
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merci pour l'article, il est très bon
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