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La longue marche

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Les femmes restent encore marginalisées dans les cercles décisionnaires des entreprises

Le chiffre vient de l'édition 2011 de l'étude du Ceps/Instead «Les femmes et les hommes dans la prise de décision économique»: on compte désormais 20% de femmes dans les conseils d'administration au Grand-Duché. Cependant, si mieux il y a, les femmes restent sous-représentées dans les cercles de décision.


Depuis la première édition du rapport, paru en 2004, les choses semblent avoir évolué dans le bon sens: on comptait alors 16% de femmes dans les conseils d'administration. La progression est donc significative. Et les choses devraient encore s'accélérer: la Commission préconise un effectif féminin de 30% d'ici 2015, et de 40% d'ici 2020 dans les conseils d'administration européens. Le pays semble donc sur la bonne voie. Une voie qui sera tracée «en comptant sur la bonne volonté des entreprises pour augmenter le pourcentage des femmes dans les organes de direction et les conseils d'administration du pays», insiste Françoise Hetto-Gaasch, ministre de l'Egalité des chances.
Pas question pour l'instant de législation contraignante. L'objectif devra donc être atteint sans brusquer des entreprises, qui, à 43%, refusent toute intervention réglementaire et souhaitent qu'on leur fasse confiance. Elles sont même 16% à penser qu'il ne faut pas bouger: le temps fera son œuvre pour atteindre l'objectif.
Pourtant, Françoise Hetto-Gaasch reconnaît que «des efforts considérables restent à faire pour atteindre une égalité parfaite».
Et d'ailleurs pas seulement en matière de représentation au sein des conseils d'administration.
En effet, l'étude relève une sous-représentation généralisée des femmes dans la prise de décisions.

Déficit

Dans les conseils d'administration, elles occupent 20% des postes alors qu'elles représentent 37% des effectifs des entreprises ayant un conseil d'administration.
Et cette proportion décroît lorsque l'entreprise est plus grande.
Dans les entreprises dans lesquelles l'Etat détient des participations directes, les femmes sont encore moins bien représentées: 10% pour 23% de femmes salariées.
A la direction des entreprises de moins de 5 salariés, on recense 27% de femmes alors qu'elles représentent 44% des effectifs.
Pour les entreprises de plus de 15 salariés, on est à 16% (pour 34% des effectifs).
Là aussi, on progresse. En 2004, on recensait respectivement des taux de 22% et de 16%.
Mauvais point, surtout lorsque l'on compte sur la bonne volonté des entreprises pour faire progresser la cause des femmes: ces dernières ne sont que 9% à la tête des entreprises dans lesquelles l'Etat détient des participations directes.

Injustifiable

Concernant les postes de décisions dans les entreprises, ils sont pourvus à 33% par des femmes dans les entreprises de moins de 15salariés alors qu'elles représentent 44% des effectifs.
Dans les entreprises de plus de 15 salariés, elles ne sont que 22% parmi les «décideurs» pour 34% des effectifs. Des chiffres stables.
Et une fois encore, dans les entreprises dans lesquelles l'Etat détient des participations directes, les femmes sont moins représentées: 15% de femmes pour 23% des salariés.
Enfin, dans les délégations du personnel (donc dans les entreprises de plus de 15 salariés), la part des femmes est de 26% alors qu'elles représentent 34% des effectifs. Un chiffre stable.
Et dans les entreprises dans lesquelles l'Etat détient des participations directes, leur participation est encore plus faible, à seulement 13%.
Les raisons de cette faible représentation?
D'après l'étude, elles résident d'abord «dans les choix précoces des jeunes filles pour des métiers où la part de prise de décision est souvent moins importante mais aussi dans le choix, souvent sous contraintes, d'une activité professionnelle à densité horaire réduite».
«Implicitement, ces choix procèdent de la prise en compte (précoce) des charges liées aux activités familiales et domestiques.»
Des raisons «injustifiables» selon la ministre, pour qui la solution pourrait venir d'une adaptation des modes d'organisation dans les entreprises ainsi que des critères de promotion et de rémunération de manière à ce que les emplois féminins ne soient plus pénalisés.
Des adaptations par la sensibilisation. Et pour y arriver, le ministère travaille à tisser, avec différents acteurs du monde économique, un réseau destiné à promouvoir la diversité.
Ce 16 février devrait d'ailleurs être signée avec l'ABBL une charte en faveur de la diversité et de l'égalité des chances au sein du secteur financier. 

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Magique, touchant, grave

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Quelle différence entre l'investiture du président Hollande et celle de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy!
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